mercredi 30 août 2017

ATEC-TROYES Madame Éliane Chartier, membre de l'ATEC disparaît.

Notre amie Éliane Chartier, est décédée

mardi 29 août 2017

ATEC-TROYES : Le TENNIS CLUB de TROYES

Le TENNIS CLUB de TROYES

Un peu d’histoire
Stéphane Méry (1), membre du Comité de l’Aube et Président du Tennis Club de Villenauxe nous fait part de ses recherches très intéressantes sur le tennis aubois.
« Rapide descriptif du tennis aubois dans les années 1920. Informations recueillies au hasard de mes recherches au Tenniseum de Roland Garros, mes travaux n’étant pas consacrés à ce sujet, ces informations ne sont pas exhaustives. Bien au contraire elles demandent a être enrichies et corrigées par quelques passionnés de l’histoire locale de notre sport. Stéphane MERY ».
Juin 1921 alors qu’il existe environ 200 clubs de tennis en France, le bulletin officiel de Lawn-tennis indique :
                Le Cercle Amical de Tennis de Troyes (C.A.T.) créé en 1922. Il utilise un court au n° 62 du mail des Charmilles.
-       Union Sportive Troyenne (U. S. T.) : 3 courts. Président : Mr Giat
-       Tennis Club de Troyes (T. C. T.) : 3 courts. Président : Mr. Clouart
-       Romilly l’Union Sportive de Romilly ou Romillonne (U. S. R.) va réorganiser deux courts, l’on note la reprise du tennis dans cette ville. Le TCT ira faire un match amical contre l’USR.
En 1929, le nombre de club sur le territoire a plus que doublé, il existe en effet 538 associations.
A Troyes alors que le département de l’Aube est intégré avec l’Yonne et ne fait plus partie de la ligue de Champagne (alors qu’en qu’il y était en 1921) il existe trois clubs :
Cercle Amical de Tennis de Troyes, créée en 1922, 47 licenciés, 1 court. 62 mails des Charmilles.
Tennis Club de Troyes, fondé et affilié en 1920, il est partagé probablement par deux types de cotisations :
-        celle pour les courts extérieurs au nombre de 5, implantés Pont-Hubert à Pont saint Marie. avec 116 licenciés.

-       celle pour le couvert créée en 1922 avec 41 licenciés, implanté Pont-Hubert.
-          Union Sportive Troyenne, implantée aussi Pont-Hubert elle devait partager les trois courts extérieurs avec le TCT, ou avoir ses propres courts (il existe actuellement 6 courts extérieurs au TCT). UST comptait 90 licenciés.
La date d’affiliation de cette dernière n’apparaît pas. Elle pourrait être inférieure à celle du TCT, puisque que le tennis était pratiqué à Troyes par les bonnetiers au début du 20ème s. Mais sans avoir être affilié à l’USFSA. Il y avait donc sur Troyes en 1929, environ 300 joueurs de tennis.

En 1960 nous trouvons quatre clubs affiliés dans le département :

-          Amicale Sportive des cheminots à Bar/aube.
-          Association Sportive du Foyer, av. Général Leclerc. Romilly.
-          Tennis Courts couverts de Troyes, Pont-Hubert.
-          Gazelec Sports de Troyes. 50 bd Gambetta.


Dans La Mémoire de Troyes, Tome III, page 204, Claude Bérisé donne les précisions suivantes en plus de ce que nous venons de dire : En 1929, l’agglomération troyenne regroupe environ 300 pratiquants. Le T. C. T. comptera une jeune championne de France junior en 1933, Mademoiselle Vitoux.

Une carte postale de qualité médiocre, produite pour le TCT - Carte postale - TENNIS CLUB DE TROYES – Ch. Granddidier phot.-édit. Troyes

Fouinos a acheté cette CPA sur Ebay 11.00 € plus les frais en janvier 2005. 

Elle apparaît dans le Tome III de La Mémoire de Troyes de Claude Bérisé.

 Le tennis est une adaptation anglaise du jeu de paume. À la suite de la bataille d'Azincours (1415), le duc d’Orléans est emprisonné pendant deux décennies en Angleterre.

À l’occasion de cette captivité à Wingfield dans le comté de Norfolk, le duc introduit en Angleterre le jeu de paume qu’il pratique presque quotidiennement.

Quatre siècles plus tard, le descendant du châtelain de Wingfield, Walter Clopton Wingfield, invente le tennis en adaptant le jeu de paume sur herbe.

Le tennis prend d'ailleurs en Angleterre le nom Lawn Tennis (tennis sur herbe en anglais) tandis que le jeu de paume est désigné sous le nom Real Tennis (vrai tennis).
Le mot « tennis » lui-même provient de l'avertissement « Tenez ! » que donnait le lanceur de balle au départ d'un échange au jeu de paume.           


Lawn Tennis Association (LTA) est la fédération de tennis de Grande-Bretagne. Elle a été créée le 26 janvier 1888
(1)       Stéphane Méry médaille de vermeil de la FFT : Villenauxe-la-Grande - La Fédération française de tennis a mis à l'honneur Stéphane Méry, l'ancien président du Tennis club de Villenauxe pour son engagement bénévole. Cette distinction lui a été remise lors de l'assemblée générale de la ligue de tennis de Champagne par Roger Moreau, le président de celle-ci. C'est un événement suffisamment rare pour être signalé.

vendredi 25 août 2017

ATEC-TROYES : Torvilliers (Aube) quelques "Belles Cartes" et la Briqueterie

Torvilliers en quelques "Belles Cartes"
La plupart des bonnes cartes sont signées Paul Martinet (voir sur ce blog)




Gare de Torvilliers - Montgueux

LA BRIQUETERIE

LA BRIQUETERIE



Sources : Briqueterie : texte -Commune : torvilliers.com
- collections numérisées Fouinos, voir ses blogs

dimanche 20 août 2017

SOCIÉTÉ des EMBALLAGES de CHAMPAGNE Usine à la Chapelle St-Luc Aube

SOCIÉTÉ des EMBALLAGES de CHAMPAGNE
Notre récit : pour une fois il ne s'agit pas d'histoire en cartes postales.
La Société des Emballages de Champagne, créée par Paul TERRILLION (ex propriétaire des Cageots et bois déroulés à MUSSY*), associé à M. DUPUY. Paul TERRILLON était secondé par son fils et son gendre, Charles Henry  ARMBRUSTER. Paul TERRILLION, résidait avenue Pierre Brossolette à Troyes. L’entreprise de bois déroulés ou sciés, fabrication de cageots et emballages en bois, commercialisait ses produits sous la marque TRIOMPH.

* C'est à M. Paul TERRILLON que revient l'honneur de la création et la fabrication des premiers "billot" (nom des cageots dans la profession). Le billot est un emballage très résistant qui a été utilisé surtout pour le transport des primeurs d'Afrique du Nord. Ce type d'emballage a disparu après 1960. Alors que sa production avait atteint 20 millions d'unités.

L’Usine de la Chapelle en 1952. J’ai le souvenir d’immenses empilements de cageots visibles de la RN 19, en 1963/64.

La direction était tenue par MM. DUPUY (père) et Gérard BERNET[1] (ancien directeur de Mussy et résistant, ex-Commandant Marceau, avec les Terrillion père et fils). Une série de photographies présente la direction et le personnel au cours de repas s’échelonnant de 1956 à 1960.
Cette usine, émanation de la Société des bois et emballages de MUSSY-sur-Seine, dénommée Société des Emballages de Champagne, produisait des cageots à la Chapelle St-Luc. Elle avait été créée par Paul et Maurice TERRILLON et leur associé DUPUY. Cette usine de plus de 6000 m², située en bordure du faisceau des voies de chemin de fer rue de la Douane, a fonctionné de 1952 à 1960 ( ?). En 1957, on relève la Société des Emballages de Champagne, 9, villa Rothier Contreplaqué et fab. Emballages. M.AMBRUSTER, petit-fils de Paul TERRILLON nous a indiqué qu’un arrangement financier avec Léon Boisseau (leurs deux famille sont liées, le deuxième fils de Léon, Léon Jean était l’oncle de Paul Armabruster). Donc le siège avait été domicilié villa Rothier ou Léon Boisseau avait sa villa.
En 1977, la société SENTUC POREXPAN, qui occupe le site est détruite dans un gigantesque incendie. Avant elle, on note BIPOREXPAN, traitement de la Vermiculite et de la Perite. Localisation incertaine. Les bâtiments furent reconstruits et sont occupés depuis 1990 par Lafarge Plâtres.
Des cageots, d’un type plus légers, avaient été mis au point, à la demande de la SNCF, sur les machines et selon les procédés développés par Terrillon père, fils et gendre. Ils étaient commercialisés sous la marque TRIOMPH.  – La mise au point des machines s’est faite dans un petit atelier de Mussy-sur-Seine. La SMER Société musséenne d’études et de recherche, créée par TERRILLON et ARMBRUSTER pour développer des machines à billots. Enfin à Rosières-près-Troyes, Paul Terrillon a ouvert une usine de bois, la STAR, qui produisait des boîtes de fromage en bois déroulé. Elle se trouvait à l’emplacement de SOCOBOIS actuel.
C’est grâce à l’aide de M. Bernard BLAISE, 7, rue de Chaillouet Troyes 03.25.81.07.28, que nous remercions, qui a rencontré Mme Renée LAPARRE, notre informatrice, (90 ans en 2016). Nous avons ainsi pu identifier les principaux personnages sur les photographies.

 Source texte transmis par M. Roger DOSNON : La Revue géographique et industrielle de France : Panorama des arts et techniques. Trimestriel. Administrateur : Bernard Chevry ; rédactrice en chef : Noëlle Grange. 50e année. Nouvelle série. N° 1 janvier 1952

Repas de la direction et des cadres et des employés de la société des Emballage de Champagne 
Photos 13x18 : Repas s’échelonnant de 1956 à 1960 
Les 8 photographies œuvre du photographe Godin 35 rue Louis Mony à Troyes

27/09/1959 : En haut : Miss Triomph, inconnue – M. BENSACQ – Mme DANESINI – M. DUPUY, fils – Mme BERNET – M. DUPUY, père, Directeur. En bas : Mme Pierrette BETRHOMIEUX
27/09/1959 : MM. DUPUY, fils et père
1960 : Mme DANESINI – M. Raymond MANANT – Mme BENSACQ – M. BERNET – Mme BERNET 


Reconnaissez-vous la salle des Fêtes de Mussy ?
06/07/1957 : M. Gérard BERNET (*) – Mme DANESINI – M. DUPUY, père - Mme Renée LAPARRE, notre informatrice, 90 ans en 2016. 


* Paul TERRILLON, maire de Mussy, eu le temps de s’enfermer dans sa chaudière à double paroi qui dissimule une cache préparée de longue date. Le maire fait partie de l’équipe de parachutage placée sous les ordres du directeur de sa propre usine, le capitaine BERNET. Il y restera 2 jours. 
07/07/1956 : Mme DANESINI – M. Dupuis, fils – Mme BERNET

Repas Annuel de l´Usine d´emballage TRIOMPH basée à MUSSY (Aube)

 avec les Employés et La Direction

27/09/1958 : M. DUPUY, père – Mme DANESINI - M. DUPUY, fils – Mme BERNET
27/09/1959 : M. COLBOIS – Miss – M. BENSACQ – Mme Pierrette BETROMIEUX – Mme DANESINI

Sans date : Mme DANESINI – M. BENSACQ
Voir aussi : usine-de-mussy-aube

Il est particulièrement difficile de reconstituer l’histoire de certains lieux atypiques, parfois oubliés. Si vous possédez quelques informations complémentaires, merci de nous en faire part !



[1] BERNET Gérard : Les combats des 2 et 3 août 1944 au maquis de Mussy-Crancey, Mussy-sur-Seine, 1945, 37 p.

vendredi 18 août 2017

ATEC-TROYES Château de Menois commune de Rouilly St-Loup

ROUILLY SAINT-LOUP est une commune à 6 Km de TROYES.
Deux hameaux lui sont rattachés : MENOIS et son château et ROUILLEROT.

Le domaine du château propriété de la Ville de Troyes a fait l'objet de beaucoup de discutions, intentions et autres errements habituels dans ce type d'affaires coûteuses pour les finances publiques.

"Situé à Rouilly St Loup, à cinq kilomètres de Troyes, le site a fait l'objet de nombreux projets de vente. La municipalité ayant jeté son dévolu vers un autre poumon vert, plus proche du centre ville, le parc des Moulins. Cette démolition doit permettre d'ouvrir une nouvelle page de l'épopée de Menois. 

L'histoire du parc de menois a commencé en 1833. Un certain Pierre-Antoine-Ambroise Arson fait construire un château sur la propriété pour le mariage de sa fille Gabrielle. Il est revendu par la famille Doé au notaire Gillet en 1925. Le 4 juillet 1966, les consorts Gillet, Cartaud et Huez vendent le château et la propriété à la ville de Troyes, représentée par son Maire, Henri-Terré." Canal 32 menois-le-batiment-vit-ses-derniers-mois

Où en en sont les tractations : de vente, de réparation, de destruction ? 
Quelques CPA nous rappellent ce qu'il est, où plutôt ce qu'il était... 

Consultez le site de la commune en un clic : rouilly-saint-loup




Le parc du château est un vaste espace de jeu et de repos qui attire toujours autant de personnes. On y vient pour s’y promener, s’y reposer, y pique-niquer, jouer ou bien profiter de son château et de son pigeonnier tout juste restauré. 




samedi 12 août 2017

ATEC-TROYES : Domenico MASTROIANNI Maître de la Sculptographie

Domenico MASTROIANNI
Maître de la Sculptographie


Il a énormément travaillé dans ce qu’il est convenu d’appeler la sculpture éphémère.
En effet, ses œuvres ne sont plus visibles que sur les séries de photos qui en ont été réalisés, ainsi que sur les séries de cartes postales publiées par Armand Noyer, éditeur Parisien de renom. D. Mastroianni détruisait ses sculptures après photographies et réutilisait la terre à modeler pour les suivantes.
La méthode de Domenico Mastroianni peut paraître simple de premier abord. En réalité l’artiste se trouve face à plusieurs difficultés. La matière étant de la simple terre glaise, la couleur de celle-ci n’est pas simple à photographier. Les scènes misent en œuvres ne seront vues que de face, point délicat par rapport à une sculpture traditionnelle en trois dimensions. D. Mastroianni sculpta également des séries consacrées à l'épopée napoléonienne, à l'Ancien Testament etc. On estime à 600 le nombre de ses œuvres ... toutes disparues.
D'après Roger Boivin





Domenico Mastroianni naît à Arpino (Italie), rue dell’Arco, n° 35, le 1er janvier 1876, de Pietro Mastroianni et d’Angela Redivivo.

En 1903, il épouse à Rome Adèle Durante ; ils partent cette même année pour la France, où naissent leurs deux enfants : Alberto, à Montrouge (1904) et Adriana à Paris (1906).
Domenico n’avait reçu qu’une instruction sommaire, loin de la moindre approche de l’art, si ce n’est celle du travail du bois dans l’atelier de son père.
Ses premiers contacts avec l’argile, et donc avec le modelage, se firent dans l’atelier de céramique et dans celui de poterie d’Arpino encore actifs à la fin des années 1800
Il aboutit dans une famille connue de la haute bourgeoisie industrielle de la ville : les Quadrini, collectionneurs et critiques d’art. Don Carlo Quadrini l’emmène avec lui à Rome où il vécut tout près du palais de son protecteur situé Via du Babbuino.
Travaillant toujours en autodidacte, Domenico étonne les amateurs de sculpture par son incroyable capacité à modeler n’importe quel matériau : du marbre au bois, à l’argile à la plasticine, à la cire et au plâtre.
Très jeune, il se lança à l’aventure et vécut en véritable bohème, demeurant à Paris pendant douze ans, ville dont il affirmait qu’elle lui avait donné sa vraie formation.
Toujours dans cette ville, il rencontre les artistes les plus représentatifs de la fin du siècle : les impressionnistes Degas, Renoir, Pissarro et Manet ; il se laisse fasciner par la découverte de l’Art Nouveau.
En Italie, cependant, il est considéré comme frôlant la limite du bon goût. Il est souvent marginalisé en raison de ses modestes origines culturelles.
Sa fantasie et son génie naturel, sa grande habileté qui trouve surtout son origine dans son génie artistique, le conduisent à créer une forme de production sculpturale très originale dans l’illustration de la vie des personnages historiques, littéraires et religieux les plus célèbres.
La particularité de ce travail consiste dans un modelage sur des planchettes de bois de 50x70, réalisant avec une rapidité et une habileté surprenantes des scènes typiques de la vie propres au sujet traité : scènes de l’Ancien Testament, de la vie de Napoléon, ou scènes de la vie de Jésus, de St Jean Bosco, de Ste Catherine de Sienne et scènes aussi de la vie de Sainte Madeleine Sophie Barat.
Les bas-reliefs ainsi réalisés étaient ensuite photographiés puis aussitôt détruits, l’argile étant à nouveau retravaillée pour servir aux prochaines créations.
En raison de ce type de technique, les critiques ont défini Domenico Mastroianni comme un « sculptographe » !
Il vendait ses images reproduites sous la forme de cartes à très grand tirage présentées dans de jolis coffrets.
A cette époque, la photographie trouvait sa juste place pour s’affirmer comme un langage nouveau et moderne, grâce aux combats engagés par Daguerre et le très populaire Nadar.
Domenico Mastroianni prouve combien il a parfaitement compris les pouvoirs incroyables de ce nouveau moyen d’expression et il en fait un bon usage, non seulement du point de vue technique, mais aussi sur le plan artistique, comme le démontre l’usage de la lumière qu’il perfectionna merveilleusement pour faire ressortir la profondeur des personnages de ses bas-reliefs.
Il produisit ainsi des milliers de photosculptures ou, comme on les appelait en France, de sculptogravures. Grâce à elles, nous possédons une documentation complète de son incroyable productivité  quant à l’art plastique.
En 1913 il revient à Arpino où il ouvre son propre atelier dans le château Ladislao.
Là s’ouvre pour l’artiste une période de grandes difficultés en raison de la situation économique italienne et de l’éclatement de la première guerre mondiale.
Il faudra attendre l’Après-Guerre pour voir réalisées les oeuvres que nous admirons aujourd’hui : le Monument aux morts d’ Arpino, dont on a conservé un croquis, la merveilleuse Victoire de Carnello et le Monument aux morts de Casalvieri, oeuvre qui a été fondue pour procurer du bronze à la Patrie!
Le retour à Rome était inévitable pour un artiste qui, évidemment, ne trouvait aucun débouché en province. Il y revient avec toute sa famille vers les années 1920, et il ouvre un atelier très fréquenté au 51 de la Via Margutta, Rue des Artistes.
L’atelier passera aussi à son fils Alberto. Aujourd’hui encore, sur la porte d’entrée, on conserve l’enseigne : Alberto Mastroianni.
Domenico travaillera encore pour le Quirinale, et recevra du Roi Vittorio Emanuele III la  nomination de Chevalier de la Couronne.
A Rome, il continue de travailler avec ardeur à ses photosculptures et il réalise un grand nombre d’œuvres pour des églises et des palais de l’aristocratie. En Italie, la plus grande partie de ses œuvres est publiée par l’éditeur A. Traldi, Milano.
Ses cartes se présentent en petit format jusqu’en 1931 ; après cette date, elles se rapprochent du format standard.
Domenico Mastroianni procède à un grand nombre d’expositions dans toute l’Italie : à Gênes chez la « Valletta Venchi » en 1951, à la Marguttina à Rome la même année, à Palermo en 1952 et à Viterbo, dans le Palais Santoro.
Sa dernière production s’attache à la réalisation de magnifiques chevaux, à celle de personnages tirés des “Promessi Sposi” du Manzoni, et sporadiquement à la peinture.
Domenico devient le maître d’Umberto Mastroianni, son petit-fils, qui deviendra sculpteur d’une renommée internationale.
Domenico Mastroianni mourut en 1962. Il conserva toujours son caractère simple, travaillant jusqu’à son dernier jour, lié à sa terre et à  ses gens à qui il a dédié toutes ses œuvres et toutes ses fatigues.

Domenico MASTROIANNI constitue un cas unique dans l’histoire de la création cartophile.
    En effet si de nombreux photographes et illustrateurs nous ont laissé des œuvres d’une grande richesse artistique à l’aide des techniques les plus conventionnelles : dessins, peintures, photographies, en revanche Domenico MASTROIANNI est certainement le seul à avoir utilisé avec un talent inégalé, ce que l’on pourrait appeler : « la sculpture éphémère ».


 1 - Le mode opératoire :
Nous qualifions cette sculpture « d’éphémère » car réalisée en simple terre à modeler, elle semble uniquement conçue dans le but unique d’être photographiée. Les clichés ainsi obtenus servaient à réaliser des cartes postales.
    On comprend immédiatement les difficultés techniques qui s’imposent à l’artiste, contraint dans une matière de couleur marron pâle à créer des personnages mis en scène et destinés à n’être vus que de face, à l’inverse des sculptures conventionnelles pouvant être observées sous des angles différents.
    Par la finesse et la précision de son travail, par la justesse des proportions, par son sens de la perspective et de la restitution de la réalité de la vie qui semble animer ses personnages, par le choix des sujets représentés qui démontre une attirance pour l’épopée et le lyrisme, par sa diversité d’inspiration qui va du plus profane au plus sacré, Domenico MASTROIANNI se révèle être un créateur exceptionnel.
    Les cartes postales ainsi obtenues sont apparemment les seules traces qui nous restent d’une œuvre que l’on peut qualifier de gigantesque.
    Il est particulièrement surprenant que de cet immense travail (au moins 600 œuvres originales) aucune d’entre elles n’ait refait surface. Soit sur le marché de l’art, soit dans les ventes publiques, soit comme étant signalée dans des collections privées, soit même dans des Musées, et ce n’est pas là le moindre paradoxe !
    A moins d’admettre une fois pour toutes que Domenico MASTROIANNI détruisait ses œuvres après les avoir photographiées, et réutilisait la matière pour sa création suivante.
    Son neveu Umberto MASTROIANNI, lui-même sculpteur de réputation internationale disait au sujet de son oncle Domenico : «  Il était exigeant, pointilleux, plein d’imagination, un illustrateur « tridimensionnel », familier de la gloire, un virtuose et un grand travailleur ».

  2 - L’artiste :
 Domenico MASTROIANNI est né en 1876 à ARPINO (Italie).
    Il a effectué une carrière artistique internationale. On trouve des traces de son passage à BERLIN et à VIENNE. Mais c’est surtout à PARIS qu’il connaît la consécration.
    En 1905, il expose au Grand Palais à PARIS une œuvre intitulée « ALGER TOULON AUTOMOBILE ». Il figure au catalogue et donne comme adresse le 33 rue BAYEN à PARIS (17ème Arrdt).
    Le fait d’être remarqué par un grand professionnel de l’édition de cartes postales : Armand NOYER 37 Boulevard de Strasbourg à PARIS, va être déterminant pour la suite de sa production. Armand NOYER ne s’est pas trompé en commandant à l’artiste une carte publicitaire emblématique de sa production. On y découvre à l’arrière plan un appareil de prises de vues et une sculpture prête à être photographiée.
    L’éditeur à également compris que le symbolisme des messages véhiculés à travers les œuvres de Domenico MASTROIANNI sont immédiatement perceptibles par tous. C’est pourquoi les scènes de  « bonne année » ou de « joyeux Noël » connaîtront  dès le départ des éditions trilingues ! A.NOYER voit loin et il voit grand.  
    De son côté Domenico MASTROIANNI travaille sans relâche : La création du Monde, L’ancien Testament, la vie du Christ, l’épopée Napoléonienne, Le Centenaire de Victor HUGO, le Baptême de l’Infant d’Espagne, auxquels s’ajoutent de nombreuses cartes de vœux.
    Pour une raison inconnue Domenico MASTROIANNI, quitte PARIS et va s’installer à ROME où il ouvre un atelier dans la rue  MARGUTTA qui était à cette époque la rue des artistes.
    En Italie il poursuit sa production de longues séries de cartes postales : La Divine Comédie, et de très nombreuses cartes pour l’éditeur TRALDI à MILAN, La Vie de DON BOSCO pour les éditions SALESANA à ROME.
    Le Roi Victor-Emmanuel III le nomme Chevalier de la Couronne d’Italie.
    Sa dernière grande œuvre sera l’illustration en 46 sujets, de l’œuvre célèbre « I PROMESSI SPOSI » (Les Fiancés) fondue en bronze et acquise par le  Musée Historique de la ville de LECCO.
    Domenico MASTROIANNI décède en 1962.
    Il existe une Fondation MASTROIANNI à ARPINO qui s’est fixé pour but de regrouper les œuvres de cette famille d’artistes.

 3 - Le mystère  MASTROIANNI :
     Selon Monsieur KOILSKI qui a répertorié la production cartophile de l’artiste, il existe un mystère MASTROIANNI : Pourquoi a-t-il quitté PARIS en pleine gloire et surtout pourquoi ne trouve-t-on aucune trace des mémoires et des archives qui lui étaient consacrées ?
    En effet on peut s’étonner qu’un tel artiste n’ait pas donné lieu à davantage de témoignages sur son œuvre.
    Faut-il y voir un commencement d’explication dans le fait que sa production largement inspirée des récits bibliques était en contradiction avec les mouvements anticléricaux très puissants en France à cette époque ?
    Ou bien plus simplement lorsque les éditeurs de MASTROIANNI se sont avisés de « coloriser » ses sculptures (pour tenter de rivaliser avec les autres productions aux couleurs rutilantes), le public pas dupe du stratagème s’est-il détourné de ces cartes qui ne gagnaient rien à être colorisées ?
    Jusqu’à ce jour nous n’avons pas de réponse.
    Seules nous restent de très nombreuses cartes postales, témoignant d’un style parfaitement maîtrisé et qui continueront à faire rêver bien des générations.
 D’après Christian DEFLANDRE, merci à lui !
Animateur du Musée de la Carte Postale
www.museedelacartepostale.fr

Voir aussi : http://aviation.maisons-champagne.com/dir.php?centre=03-artiste-mastroianni&menu=galerie
  

vendredi 11 août 2017

ATEC-TROYES : Verrière à protéger dans l’immeuble de la Fnac

Selon l'article de presse de l'EST-ECLAIR du 9 août 2017,
un réaménagent du magasin devrait intervenir prochainement.
Il serait bon de porter attention à la verrière du rez de chaussée de la galerie.

n° 450, février 1994, article des fondateurs de l'ATEC

La verrière à conserver et à protéger
Elle faisait partie du décor de l'agencement de la Maison des Magasins Réunis édifiée de 1894 à 1897. Elle fut mise en place au rez de chaussée pour l'agencement du Magasin du Printemps après 1989, date de fermeture des Magasins Réunis de Troyes.

dimanche 6 août 2017

Série des CPA dessinées par Charles MAREY - Arsonval

Au plaisir de la découverte !
Trois nouvelles cartes viennent enrichir la série signée Charles MAREY. 
Nous en avons donc recensé 12. 
Je vous rappelle l'origine de notre recherche à propos de la présence des soldats américains en 1918-19 dans les villages autour de Bar sur Aube, important centre d'entrainement des troupes avant l'assaut final sur l'armée allemande, Baccarat Vosges, Champagne, Saillant de St-Mihiel. Les communes de Jaucourt et Arsonval ont reçu les "Sammies". Nos cartes postales en témoignent !

Jaucourt et Arsonval sont deux villages paisibles établis de chaque côté de la rivière Aube. Arsonval est traversée par la N19.
Seul un pont les relie. Ce pont a été emporté par la crue de 1910. Cet événement à fait l'objet d'une série de huit cartes postales photographiques, un véritable reportage vivant de la catastrophe. Nous la ferons bientôt paraître dans ce blog ATEC.



La série de Charles MAREY : Après JAUCOURT et ses 9 cartes, en voici 3 sur la commune d'ARSONVAL que juste la rivière Aube sépare de JAUCOURT.

Cartes postales sur lesquelles on retrouve des soldats américains, comme sur celle de Jaucourt.
Certainement que l'armée US a aussi manœuvrée sur le finage de la commune.

Bien dommage que celle-ci soit caviardée !
Si vous la possédez ou d'autres, merci de nous envoyez un scan. 

Nous en ferons profiter tout le monde.
LE GRENIER A SEL :

          Face à la boulangerie d'Arsonval est une ancienne maison flanquée d'une tour. Les murs de l'habitation ont 80 cm d'épaisseur. Le toit était autrefois un chaperon cônique. Vers 1920, le propriétaire de l'époque fut contraint de procéder à des réparations et des restaurations. Ce toit pittoresque fut sacrifié pour être remplacé par un toit de forme aplatie. Des cartes postales de l'époque (vers 1912 environ) montraient le bâtiment primitif. La tour possède une très belle cave voûtée. La légende dit que cette tour était un ancien grenier à sel du temps de la "Gabelle" (ancien impôt sur le sel). Il est difficile de fournir une certitude à ce sujet. D'abord, la dénomination Grenier à Sel consacrée par l'usage local se rapporte à un ancien magasin à sel, sans pour autant confondre la tour d'Arsonval avec l'office de juridiction de la Gabelle.

          On désignait Grenier à Sel le lieu clos où l'on faisait sécher le sel avant de le vendre. Le même nom désignait une juridiction de 1342 au sujet des contestations concernant la Gabelle. Des archives locales font mention du bureau du sel et tabac à Arsonval, tenu en 1788 par Jean Astruc puis Mutinot. Sur la façade de la tour, on lisait autrefois la date de 1642. D'autre part, le propriétaire de l'époque (1920) se souvenait avoir trouvé des bulletins à demi-rongés par les rats. Ces bulletins étaient des feuilles de transport de sel, des genres de laisser-passer actuels. Maintenant, il paraissait peu vraisemblable que la cave de la tour ait servi à emmagasiner su sel, le risque d'humidité étant nuisible à la conservation de ce produit. Le grenier à sel d'Arsonval reste donc une énigme.
Source : J-C DARSONVAL https://sites.google.com/site/darsonvalleon/



ATEC-TROYES : visite à JAUCOURT (Aube) du général PERSHING

Le Général PERSHING visite JAUCOURT
Un siècle après l'arrivée des troupes US en France, alors que la Première Guerre s'éternisait, nous cherchons à retrouver l'empreinte du passage des troupes américaines dans notre région.
En 1917, l'Amérique est un nain militaire, incapable d'affronter une armée aussi puissante que celle du Kaiser allemand. Pourtant, pendant des jours et des jours, des centaines de milliers de Sammies (surnom des militaires de l'Oncle Sam) vont débarquer dans les grands ports de l'Atlantique. Et lorsque se terminera le sanglant conflit, la route du retour passera à nouveau par les camps d'entraînement (training camps). Notre région accueille, dès l'armistice et jusqu'à juillet 1919, les Sammies de retour du front. Les villages de l'Aube voit passer les troupes américaines victorieuse au Saillant de St-Mihiel.



JAUCOURT (Aube)

Le général PERSHING commandant les Forces américaines en France de 1917 à 1919, QG à Chaumont (Haute-Marne) a fait une visite à Jaucourt, comme en témoignent les 9 cartes postales retrouvées, mais il y en a peut-être d’autres, car la série n’est pas numérotée.

Série de 9 CPA dessinées par Charles MAREY, graveur à Paris
Charles Gustave de Marey, né à Verneuil-sur-Avre le 22 mars 1878, mort en 1967, est un sculpteur, graveur et médailleur français. De Marey est l'élève de Denys Puech et de Marc Robert à l'Académie Julian. Il expose au Salon des artistes français de 1900 à 1914, où il obtient une troisième médaille. Il signe ses œuvres Ch.Marey.
6 juillet 2017 : Votre webmaster cherche à documenter ce sujet :
La visite à JAUCOURT du général PERSHING 1918.
Merci de toute info ou document sur ce sujet !


Charles MAREY dessine Jaucourt et la présence des "Amex".


4 août 2017 : avons appris à la mairie de Jaucourt par l'acte de mariage que : 
MAREY Charles graveur de médaille s'était marié en 1886 à Jaucourt avec Melle Marie BERTHOLLE domiciliée rue des Crêts (cf. acte de mariage). Elle  y est aussi décédée  le 11/09/1960.
D'où le lien de MAREY avec la commune de JAUCOURT. Il aurait donc exécuté les dessins, puis fait imprimer des cartes postales à compte d'auteur pour célébrer le passage du général Pershing dans la commune et des soldats américains à l'entrainement.


JAUCOURT - Visite du Général PERSHING à Jaucourt (1918)


 La CadenelleDes « Sammies » apparaissent sur au moins 5 cartes de la série de 9 retrouvées. Dont 2 avec portrait du général Pershing.


Hier et aujourd'hui

Maison baptisée "LA CADENELLE"

"Cadenelle" - Origine du nom : Fruit du genévrier : cadenelle \kad.nɛl\ féminin (Botanique) - Fruit du genévrier ou cade.  « Le cade, autre nom: Cadenelle. Les baies, deux fois plus grosses que celles de genièvre » Le Cadier, également appelé Cade, Genévrier oxycèdre, Cèdre piquant, Petit-cèdre ou encore Cadenelle, est un petit arbuste de 6 à 8 mètres de hauteur. Huile de cade, goudron pour la dermatologie vétérinaire.