vendredi 29 janvier 2016

ATEC-TROYES Commission HISTOIRE et CARTOPHILIE VII

Le mystère reste entier sur la présence de l'abbé Gérard au musée de Troyes. Était-il salarié, vacataire, conseiller technique, ou simplement bénévole ?
Comment conciliait-il son sacerdoce et cette activité, d'autant que nous savons maintenant qu'il était entrepreneur naturaliste et fourreur, grand chasseur et accessoirement pêcheur. Il avait détourné la Barbuise pour créer un étang au lieu dit GALHAUT à Voué, au nord de l'église. 
M. William PIGNARD précise :" "le détournement de la Barbuise consistait en un fossé fermé d’une grille à chaque bout creusé dans sa propriété, 25 rue des Bûchettes, donc au sud de l’église; le lieudit Galhaut, anciennement parfois écrit gall-haut étant bien au nord du village."

Musée de Troyes : M. Ghislain Grégoire qui nous a aimablement reçu dans ses réserves et renseigné n'a pas trouvé Gérard dans ses archives, où pourtant tout est répertorié.
Il va refaire un sondage avec les éléments que nous lui avons donnés. En particulier avec la connaissance de l'en tête de facture qui prouve que Gérard avait une activité professionnelle autour des animaux naturalisés, de la taxidermie et qu'il commercialisait ses prestations de fourreurs et des peaux traitées et naturalisées. 


Admirez ce magnifique tigre très impressionnant malgré ses 100 ans d'âge. 


Un record cartophile ! : La collection réserve toujours de bonnes surprises...
Au vu des 9 CPA éditées à son image, on peut dire que c'est le personnage qui en totalise le plus dans la collection troyenne et auboise. Des cartes publiées à compte d'auteur. Nous ne relevons pas de mentions d'éditeurs, ni au recto, ni au verso.
Seul apparaît Bergeret, imprimeur Nancéen bien connu, sur les cartes nuage en bas à gauche.

On suppose que les cartes postales de l'abbé Gérard devaient lui servir de carte de visite et de publicité pour son commerce.
Musée de Troyes : A la recherche de l'abbé Gérard.
Alan PEZENNEC et votre serviteur rencontrent Ghislain GREGOIRE.

Ce tigre dans les réserves, pourrait correspondre à celui présent sur une des cartes postales. 
Selon ces archives, le tigre serait arrivé en "peau sèche" en mars 1911 au Museum. 
Ce serait un don du Museum d'Histoire Naturelle de Paris. Le tigre proviendrait de la Ménagerie de Paris et serait mort en décembre 1910.


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