
♥ ATEC L'HISTOIRE D'INSPIRATION LOCALE - L’académie troyenne d'études cartophiles étudie l’histoire au travers des cartes postales anciennes. L'histoire locale concerne les recherches et publications historiques centrées sur un territoire particulier, Troyes et l'Aube. - L'ATEC est une Association de 36 membres à but non lucratif fondée en 1990. ♥
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Académie troyenne d'études cartophiles
mercredi 30 août 2017
mardi 29 août 2017
ATEC-TROYES : Le TENNIS CLUB de TROYES
Le TENNIS CLUB de TROYES
Un peu
d’histoire
Stéphane Méry (1), membre du Comité de l’Aube et Président du Tennis Club de
Villenauxe nous fait part de ses recherches très intéressantes sur le tennis
aubois.
« Rapide
descriptif du tennis aubois dans les années 1920. Informations recueillies au
hasard de mes recherches au Tenniseum de Roland Garros, mes travaux n’étant pas
consacrés à ce sujet, ces informations ne sont pas exhaustives. Bien au
contraire elles demandent a être enrichies et corrigées par quelques passionnés
de l’histoire locale de notre sport. Stéphane MERY ».
Juin 1921 alors qu’il existe environ 200 clubs de
tennis en France, le bulletin officiel de Lawn-tennis indique :
Le
Cercle Amical de Tennis de Troyes (C.A.T.) créé en 1922. Il utilise un court au
n° 62 du mail des Charmilles.
-
Union Sportive Troyenne (U. S. T.) : 3 courts.
Président : Mr Giat
-
Tennis Club de Troyes (T. C. T.) : 3 courts.
Président : Mr. Clouart
-
Romilly l’Union Sportive de Romilly ou Romillonne
(U. S. R.) va réorganiser deux courts, l’on note la reprise du tennis dans
cette ville. Le TCT ira faire un match amical contre l’USR.
En 1929, le nombre de club sur le territoire a plus
que doublé, il existe en effet 538 associations.
A Troyes alors que le département de l’Aube est intégré avec l’Yonne et ne fait plus partie de la ligue de Champagne (alors qu’en qu’il y était en 1921) il existe trois clubs :
A Troyes alors que le département de l’Aube est intégré avec l’Yonne et ne fait plus partie de la ligue de Champagne (alors qu’en qu’il y était en 1921) il existe trois clubs :
Cercle Amical de Tennis de Troyes, créée en 1922,
47 licenciés, 1 court. 62 mails des Charmilles.
Tennis Club de Troyes, fondé et affilié en 1920, il
est partagé probablement par deux types de cotisations :
-
celle pour les courts extérieurs au nombre de 5, implantés Pont-Hubert à
Pont saint Marie. avec 116 licenciés.
- celle pour le couvert créée en 1922 avec
41 licenciés, implanté Pont-Hubert.
-
Union Sportive Troyenne, implantée aussi Pont-Hubert elle devait partager les
trois courts extérieurs avec le TCT, ou avoir ses propres courts (il existe
actuellement 6 courts extérieurs au TCT). UST comptait 90 licenciés.
La date d’affiliation de cette dernière n’apparaît
pas. Elle pourrait être inférieure à celle du TCT, puisque que le tennis était
pratiqué à Troyes par les bonnetiers au début du 20ème s. Mais sans avoir être
affilié à l’USFSA. Il y avait donc sur Troyes en 1929, environ 300 joueurs de
tennis.
En 1960 nous trouvons quatre clubs affiliés dans le
département :
- Amicale Sportive des
cheminots à Bar/aube.
- Association Sportive du
Foyer, av. Général Leclerc. Romilly.
- Tennis Courts couverts
de Troyes, Pont-Hubert.
- Gazelec Sports de
Troyes. 50 bd Gambetta.
Dans La Mémoire de Troyes, Tome III, page
204, Claude Bérisé donne les précisions suivantes en plus de ce que nous
venons de dire : En 1929, l’agglomération troyenne regroupe environ 300
pratiquants. Le T. C. T. comptera une jeune championne de France junior en 1933,
Mademoiselle Vitoux.
![]() |
Une carte postale de qualité médiocre, produite pour le TCT - Carte
postale - TENNIS CLUB DE TROYES – Ch. Granddidier phot.-édit. Troyes
|
Fouinos a acheté cette CPA sur Ebay 11.00 € plus les frais en janvier 2005.
Elle apparaît dans le Tome III de La Mémoire de Troyes de Claude Bérisé.
À
l’occasion de cette captivité à Wingfield dans le comté de Norfolk, le duc
introduit en Angleterre le jeu de paume qu’il pratique presque quotidiennement.
Quatre siècles plus tard, le descendant du châtelain de Wingfield, Walter
Clopton Wingfield, invente le tennis en adaptant le jeu de paume sur herbe.
Le tennis prend d'ailleurs
en Angleterre le nom Lawn Tennis (tennis sur herbe en anglais) tandis que le
jeu de paume est désigné sous le nom Real Tennis (vrai tennis).
Le mot « tennis » lui-même provient de l'avertissement « Tenez ! » que donnait
le lanceur de balle au départ d'un échange au jeu de paume.
![]() |
Lawn Tennis
Association (LTA) est la
fédération de tennis de Grande-Bretagne. Elle a été créée le 26 janvier 1888
|
(1) Stéphane Méry médaille de vermeil
de la FFT : Villenauxe-la-Grande - La Fédération française de tennis a mis
à l'honneur Stéphane Méry, l'ancien président du Tennis club de Villenauxe pour
son engagement bénévole. Cette distinction lui a été remise lors de l'assemblée
générale de la ligue de tennis de Champagne par Roger Moreau, le président de
celle-ci. C'est un événement suffisamment rare pour être signalé.
vendredi 25 août 2017
ATEC-TROYES : Torvilliers (Aube) quelques "Belles Cartes" et la Briqueterie
Torvilliers en quelques "Belles Cartes"
La plupart des bonnes cartes sont signées Paul Martinet (voir sur ce blog)
![]() |
Gare de Torvilliers - Montgueux |
LA BRIQUETERIE![]() |
LA BRIQUETERIE |
Sources : Briqueterie : texte -Commune : torvilliers.com
- collections numérisées Fouinos, voir ses blogs
dimanche 20 août 2017
SOCIÉTÉ des EMBALLAGES de CHAMPAGNE Usine à la Chapelle St-Luc Aube
SOCIÉTÉ des EMBALLAGES de CHAMPAGNE
Notre récit : pour une fois il ne s'agit pas d'histoire en cartes postales.
La Société
des Emballages de Champagne, créée par Paul
TERRILLION (ex propriétaire des Cageots et bois déroulés à MUSSY*),
associé à M. DUPUY. Paul TERRILLON
était secondé par son fils et son gendre, Charles Henry ARMBRUSTER.
Paul TERRILLION, résidait avenue Pierre Brossolette à
Troyes. L’entreprise de bois déroulés ou sciés, fabrication de cageots
et emballages en bois, commercialisait ses produits sous la marque TRIOMPH.
* C'est à M. Paul TERRILLON que revient l'honneur de la création et la fabrication des premiers "billot" (nom des cageots dans la profession). Le billot est un emballage très résistant qui a été utilisé surtout pour le transport des primeurs d'Afrique du Nord. Ce type d'emballage a disparu après 1960. Alors que sa production avait atteint 20 millions d'unités.
L’Usine de la Chapelle en 1952. J’ai le souvenir
d’immenses empilements de cageots visibles de la RN 19, en 1963/64.
La direction était tenue par MM. DUPUY (père) et Gérard BERNET[1]
(ancien directeur de Mussy et résistant, ex-Commandant Marceau, avec les
Terrillion père et fils). Une série de photographies présente la direction et
le personnel au cours de repas s’échelonnant de 1956 à 1960.
Cette usine, émanation de la Société des bois
et emballages de MUSSY-sur-Seine, dénommée Société des Emballages de Champagne, produisait des cageots à la Chapelle St-Luc. Elle avait
été créée par Paul et Maurice TERRILLON et leur associé DUPUY. Cette usine de
plus de
En 1977, la société SENTUC POREXPAN, qui
occupe le site est détruite dans un gigantesque incendie. Avant elle, on note
BIPOREXPAN, traitement de la Vermiculite et de la Perite. Localisation incertaine. Les bâtiments
furent reconstruits et sont occupés depuis 1990 par Lafarge Plâtres.
Des cageots, d’un type plus légers, avaient
été mis au point, à la demande de la SNCF, sur les machines et selon les
procédés développés par Terrillon père, fils et gendre. Ils étaient
commercialisés sous la marque TRIOMPH. –
La mise au point des machines s’est faite dans un petit atelier de Mussy-sur-Seine.
La SMER Société musséenne d’études et de recherche, créée par TERRILLON et
ARMBRUSTER pour développer des machines à billots. Enfin à Rosières-près-Troyes, Paul Terrillon a ouvert une
usine de bois, la STAR, qui produisait
des boîtes de fromage en bois déroulé. Elle se trouvait à l’emplacement de
SOCOBOIS actuel.
C’est grâce à l’aide de M. Bernard BLAISE, 7, rue de Chaillouet Troyes 03.25.81.07.28,
que nous remercions, qui a rencontré Mme Renée LAPARRE, notre informatrice, (90
ans en 2016). Nous avons ainsi pu identifier les principaux personnages sur
les photographies.
Source texte transmis par M. Roger
DOSNON : La Revue
géographique et industrielle de France : Panorama des arts et techniques. Trimestriel. Administrateur :
Bernard Chevry ; rédactrice en chef : Noëlle Grange. 50e année. Nouvelle
série. N° 1 janvier 1952
Repas de la direction et des cadres et des employés de la société des Emballage de Champagne
Photos 13x18 : Repas s’échelonnant de 1956 à 1960
Les 8 photographies œuvre du photographe
Godin 35 rue Louis Mony à Troyes
|
![]() |
27/09/1959 : En haut : Miss Triomph, inconnue – M. BENSACQ – Mme DANESINI – M. DUPUY, fils – Mme BERNET – M. DUPUY, père, Directeur. En bas : Mme Pierrette BETRHOMIEUX |
![]() |
27/09/1959 : MM. DUPUY, fils et
père
|
![]() |
1960 : Mme DANESINI – M. Raymond
MANANT – Mme BENSACQ – M. BERNET – Mme BERNET
|
Reconnaissez-vous la salle des Fêtes de Mussy ?
![]() |
07/07/1956 : Mme DANESINI – M.
Dupuis, fils – Mme BERNET
|
Repas Annuel de l´Usine d´emballage TRIOMPH basée à MUSSY (Aube)
avec les Employés et La Direction
![]() |
27/09/1958 : M. DUPUY, père – Mme
DANESINI - M. DUPUY, fils – Mme BERNET
|
![]() |
27/09/1959 : M. COLBOIS – Miss –
M. BENSACQ – Mme Pierrette BETROMIEUX – Mme DANESINI
|
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Sans date : Mme DANESINI – M.
BENSACQ
|
Voir aussi : usine-de-mussy-aube
Il est
particulièrement difficile de reconstituer l’histoire de certains
lieux atypiques, parfois oubliés. Si vous possédez
quelques informations complémentaires, merci de nous en faire part !
[1] BERNET Gérard : Les
combats des 2 et 3 août 1944 au maquis de Mussy-Crancey, Mussy-sur-Seine, 1945,
37 p.
vendredi 18 août 2017
ATEC-TROYES Château de Menois commune de Rouilly St-Loup
ROUILLY SAINT-LOUP est une commune à 6 Km de TROYES.
Deux hameaux lui sont rattachés : MENOIS et son château et ROUILLEROT.
Le domaine du château propriété de la Ville de Troyes a fait l'objet de beaucoup de discutions, intentions et autres errements habituels dans ce type d'affaires coûteuses pour les finances publiques.
"Situé à Rouilly St Loup, à cinq kilomètres de Troyes, le site a fait l'objet de nombreux projets de vente. La municipalité ayant jeté son dévolu vers un autre poumon vert, plus proche du centre ville, le parc des Moulins. Cette démolition doit permettre d'ouvrir une nouvelle page de l'épopée de Menois.
L'histoire du parc de menois a commencé en 1833. Un certain Pierre-Antoine-Ambroise Arson fait construire un château sur la propriété pour le mariage de sa fille Gabrielle. Il est revendu par la famille Doé au notaire Gillet en 1925. Le 4 juillet 1966, les consorts Gillet, Cartaud et Huez vendent le château et la propriété à la ville de Troyes, représentée par son Maire, Henri-Terré." Canal 32 menois-le-batiment-vit-ses-derniers-mois
Où en en sont les tractations : de vente, de réparation, de destruction ?
Quelques CPA nous rappellent ce qu'il est, où plutôt ce qu'il était...
Consultez le site de la commune en un clic : rouilly-saint-loup
samedi 12 août 2017
ATEC-TROYES : Domenico MASTROIANNI Maître de la Sculptographie
Domenico
MASTROIANNI
Maître de
la Sculptographie
Il a énormément travaillé dans ce
qu’il est convenu d’appeler la sculpture éphémère.
En effet, ses œuvres ne sont plus visibles que sur les séries de photos qui en ont été réalisés, ainsi que sur les séries de cartes postales publiées par Armand Noyer, éditeur Parisien de renom. D. Mastroianni détruisait ses sculptures après photographies et réutilisait la terre à modeler pour les suivantes.
La méthode de Domenico Mastroianni peut paraître simple de premier abord. En réalité l’artiste se trouve face à plusieurs difficultés. La matière étant de la simple terre glaise, la couleur de celle-ci n’est pas simple à photographier. Les scènes misent en œuvres ne seront vues que de face, point délicat par rapport à une sculpture traditionnelle en trois dimensions. D. Mastroianni sculpta également des séries consacrées à l'épopée napoléonienne, à l'Ancien Testament etc. On estime à 600 le nombre de ses œuvres ... toutes disparues. D'après Roger Boivin
En effet, ses œuvres ne sont plus visibles que sur les séries de photos qui en ont été réalisés, ainsi que sur les séries de cartes postales publiées par Armand Noyer, éditeur Parisien de renom. D. Mastroianni détruisait ses sculptures après photographies et réutilisait la terre à modeler pour les suivantes.
La méthode de Domenico Mastroianni peut paraître simple de premier abord. En réalité l’artiste se trouve face à plusieurs difficultés. La matière étant de la simple terre glaise, la couleur de celle-ci n’est pas simple à photographier. Les scènes misent en œuvres ne seront vues que de face, point délicat par rapport à une sculpture traditionnelle en trois dimensions. D. Mastroianni sculpta également des séries consacrées à l'épopée napoléonienne, à l'Ancien Testament etc. On estime à 600 le nombre de ses œuvres ... toutes disparues. D'après Roger Boivin
Domenico Mastroianni naît à Arpino (Italie), rue dell’Arco, n° 35,
le 1er janvier 1876, de Pietro Mastroianni et d’Angela Redivivo.
En 1903, il épouse à Rome Adèle Durante ; ils partent cette
même année pour la France, où naissent leurs deux enfants : Alberto, à
Montrouge (1904) et Adriana à Paris (1906).
Domenico n’avait reçu qu’une instruction sommaire, loin de la
moindre approche de l’art, si ce n’est celle du travail du bois dans l’atelier
de son père.
Ses premiers contacts avec l’argile, et donc avec le modelage, se
firent dans l’atelier de céramique et dans celui de poterie d’Arpino encore
actifs à la fin des années 1800
Il aboutit dans une famille connue de la haute bourgeoisie
industrielle de la ville : les Quadrini, collectionneurs et critiques
d’art. Don Carlo Quadrini l’emmène avec lui à Rome où il vécut tout près du
palais de son protecteur situé Via du Babbuino.
Travaillant toujours en autodidacte, Domenico étonne les amateurs
de sculpture par son incroyable capacité à modeler n’importe quel matériau : du
marbre au bois, à l’argile à la plasticine, à la cire et au plâtre.
Très jeune, il se lança à l’aventure et vécut en véritable bohème,
demeurant à Paris pendant douze ans, ville dont il affirmait qu’elle lui avait
donné sa vraie formation.
Toujours dans cette ville, il rencontre les artistes les plus
représentatifs de la fin du siècle : les impressionnistes Degas, Renoir,
Pissarro et Manet ; il se laisse fasciner par la découverte de l’Art
Nouveau.
En Italie, cependant, il est considéré comme frôlant la limite du
bon goût. Il est souvent marginalisé en raison de ses modestes origines
culturelles.
Sa fantasie et son génie naturel, sa grande habileté qui trouve
surtout son origine dans son génie artistique, le conduisent à créer une forme
de production sculpturale très originale dans l’illustration de la vie des
personnages historiques, littéraires et religieux les plus célèbres.
La particularité de ce travail consiste dans un modelage sur des
planchettes de bois de 50x70, réalisant avec une rapidité et une habileté
surprenantes des scènes typiques de la vie propres au sujet traité :
scènes de l’Ancien Testament, de la vie de Napoléon, ou scènes de la vie de
Jésus, de St Jean Bosco, de Ste Catherine de Sienne et scènes aussi de la vie
de Sainte Madeleine Sophie Barat.
Les bas-reliefs ainsi réalisés étaient ensuite photographiés puis
aussitôt détruits, l’argile étant à nouveau retravaillée pour servir aux
prochaines créations.
En raison de ce type de technique, les critiques ont défini
Domenico Mastroianni comme un « sculptographe » !
Il vendait ses images reproduites sous la forme de cartes à très
grand tirage présentées dans de jolis coffrets.
A cette époque, la photographie trouvait sa juste place pour
s’affirmer comme un langage nouveau et moderne, grâce aux combats engagés par
Daguerre et le très populaire Nadar.
Domenico Mastroianni prouve combien il a parfaitement compris les
pouvoirs incroyables de ce nouveau moyen d’expression et il en fait un bon
usage, non seulement du point de vue technique, mais aussi sur le plan
artistique, comme le démontre l’usage de la lumière qu’il perfectionna
merveilleusement pour faire ressortir la profondeur des personnages de ses
bas-reliefs.
Il produisit ainsi des milliers de photosculptures ou, comme on
les appelait en France, de sculptogravures. Grâce à elles, nous possédons une
documentation complète de son incroyable productivité quant à l’art
plastique.
En 1913 il revient à Arpino où il ouvre son propre atelier dans le
château Ladislao.
Là s’ouvre pour l’artiste une période de grandes difficultés en
raison de la situation économique italienne et de l’éclatement de la première
guerre mondiale.
Il faudra attendre l’Après-Guerre pour voir réalisées les oeuvres
que nous admirons aujourd’hui : le Monument aux morts d’ Arpino, dont on a
conservé un croquis, la merveilleuse Victoire de Carnello et le Monument aux
morts de Casalvieri, oeuvre qui a été fondue pour procurer du bronze à la
Patrie!
Le retour à Rome était inévitable pour un artiste qui, évidemment,
ne trouvait aucun débouché en province. Il y revient avec toute sa famille vers
les années 1920, et il ouvre un atelier très fréquenté au 51 de la Via
Margutta, Rue des Artistes.
L’atelier passera aussi à son fils Alberto. Aujourd’hui encore,
sur la porte d’entrée, on conserve l’enseigne : Alberto Mastroianni.
Domenico travaillera encore pour le Quirinale, et recevra du Roi
Vittorio Emanuele III la nomination de Chevalier de la Couronne.
A Rome, il continue de travailler avec ardeur à ses
photosculptures et il réalise un grand nombre d’œuvres pour des églises et des
palais de l’aristocratie. En Italie, la plus grande partie de ses œuvres est
publiée par l’éditeur A. Traldi, Milano.
Ses cartes se présentent en petit format jusqu’en 1931 ;
après cette date, elles se rapprochent du format standard.
Domenico Mastroianni procède à un grand nombre d’expositions dans
toute l’Italie : à Gênes chez la « Valletta Venchi » en 1951, à
la Marguttina à Rome la même année, à Palermo en 1952 et à Viterbo, dans le
Palais Santoro.
Sa dernière production s’attache à la réalisation de magnifiques
chevaux, à celle de personnages tirés des “Promessi Sposi” du Manzoni, et
sporadiquement à la peinture.
Domenico devient le maître d’Umberto Mastroianni, son petit-fils,
qui deviendra sculpteur d’une renommée internationale.
Domenico Mastroianni mourut en 1962. Il conserva toujours son
caractère simple, travaillant jusqu’à son dernier jour, lié à sa terre et
à ses gens à qui il a dédié toutes ses œuvres et toutes ses fatigues.
Domenico MASTROIANNI constitue un cas
unique dans l’histoire de la création
cartophile.
En effet si de
nombreux photographes et illustrateurs nous ont laissé des œuvres d’une grande richesse
artistique à l’aide des techniques les plus
conventionnelles : dessins, peintures, photographies, en revanche Domenico MASTROIANNI est certainement
le seul à avoir utilisé avec un talent
inégalé, ce que l’on pourrait appeler : « la sculpture éphémère ».
1 - Le mode opératoire :
Nous qualifions cette sculpture «
d’éphémère » car réalisée en simple terre
à modeler, elle semble uniquement conçue dans le but unique d’être photographiée. Les clichés ainsi
obtenus servaient à réaliser des cartes postales.
On comprend immédiatement
les difficultés techniques qui s’imposent à
l’artiste, contraint dans une matière de couleur marron pâle à créer des personnages mis en scène et destinés à
n’être vus que de face, à l’inverse
des sculptures conventionnelles pouvant être observées sous des angles
différents.
Par la finesse et la
précision de son travail, par la justesse des proportions,
par son sens de la perspective et de la restitution de la réalité de la
vie qui semble animer ses personnages, par le choix des sujets représentés qui démontre une attirance
pour l’épopée et le lyrisme, par sa diversité d’inspiration qui va du plus
profane au plus sacré, Domenico MASTROIANNI
se révèle être un créateur exceptionnel.
Les cartes postales
ainsi obtenues sont apparemment les seules traces
qui nous restent d’une œuvre que l’on peut qualifier de gigantesque.
Il est
particulièrement surprenant que de cet immense travail (au moins 600 œuvres originales) aucune d’entre
elles n’ait refait surface. Soit sur le marché
de l’art, soit dans les ventes publiques, soit comme étant signalée dans des collections privées,
soit même dans des Musées, et ce n’est pas là le moindre paradoxe !
A moins d’admettre
une fois pour toutes que Domenico MASTROIANNI détruisait ses œuvres après
les avoir photographiées, et réutilisait la matière
pour sa création suivante.
Son neveu Umberto
MASTROIANNI, lui-même sculpteur de réputation internationale
disait au sujet de son oncle Domenico : « Il était exigeant, pointilleux, plein d’imagination, un
illustrateur « tridimensionnel », familier de
la gloire, un virtuose et un grand travailleur ».
2 - L’artiste :
Domenico MASTROIANNI est né en
1876 à ARPINO (Italie).
Il a effectué une
carrière artistique internationale. On trouve des traces de son passage à BERLIN et à VIENNE.
Mais c’est surtout à PARIS qu’il connaît
la consécration.
En 1905, il expose
au Grand Palais à PARIS une œuvre intitulée « ALGER
TOULON AUTOMOBILE ». Il figure au catalogue et donne comme adresse le 33
rue BAYEN à PARIS (17ème Arrdt).
Le fait d’être
remarqué par un grand professionnel de l’édition de cartes postales :
Armand NOYER 37 Boulevard de Strasbourg à PARIS, va être déterminant pour
la suite de sa production. Armand NOYER ne s’est pas trompé en commandant
à l’artiste une carte publicitaire emblématique de sa production. On y
découvre à l’arrière plan un appareil de prises de vues et une sculpture prête à être
photographiée.
L’éditeur à également
compris que le symbolisme des messages véhiculés
à travers les œuvres de Domenico MASTROIANNI sont immédiatement perceptibles par tous.
C’est pourquoi les scènes de « bonne
année » ou de « joyeux Noël » connaîtront dès le départ des éditions trilingues ! A.NOYER voit
loin et il voit grand.
De son côté Domenico
MASTROIANNI travaille sans relâche : La création
du Monde, L’ancien Testament, la vie du Christ, l’épopée Napoléonienne, Le Centenaire de Victor
HUGO, le Baptême de l’Infant d’Espagne,
auxquels s’ajoutent de nombreuses cartes de vœux.
Pour une raison inconnue
Domenico MASTROIANNI, quitte PARIS et va
s’installer à ROME où il ouvre un atelier dans la rue MARGUTTA qui était à cette époque la rue des
artistes.
En Italie il
poursuit sa production de longues séries de cartes postales : La Divine Comédie, et de très
nombreuses cartes pour l’éditeur TRALDI à
MILAN, La Vie de DON BOSCO pour les éditions SALESANA à ROME.
Le Roi
Victor-Emmanuel III le nomme Chevalier de la Couronne d’Italie.
Sa dernière grande
œuvre sera l’illustration en 46 sujets, de l’œuvre célèbre « I PROMESSI SPOSI » (Les
Fiancés) fondue en bronze et acquise
par le Musée Historique de la ville de LECCO.
Domenico MASTROIANNI
décède en 1962.
Il existe une
Fondation MASTROIANNI à ARPINO qui s’est fixé pour but de regrouper les œuvres de cette
famille d’artistes.
3
- Le mystère MASTROIANNI :
Selon Monsieur
KOILSKI qui a répertorié la production cartophile
de l’artiste, il existe un mystère MASTROIANNI : Pourquoi a-t-il quitté PARIS
en pleine gloire et surtout pourquoi ne
trouve-t-on aucune trace des mémoires et des archives qui lui étaient consacrées ?
En effet on peut
s’étonner qu’un tel artiste n’ait pas donné lieu
à davantage de témoignages sur son œuvre.
Faut-il y voir un
commencement d’explication dans le fait que sa production largement
inspirée des récits bibliques était en contradiction
avec les mouvements anticléricaux très puissants en France à cette époque ?
Ou bien plus
simplement lorsque les éditeurs de MASTROIANNI
se sont avisés de « coloriser » ses sculptures (pour tenter de rivaliser avec les
autres productions aux couleurs
rutilantes), le public pas dupe du stratagème s’est-il détourné de ces cartes qui ne
gagnaient rien à être colorisées ?
Jusqu’à ce jour nous
n’avons pas de réponse.
Seules nous restent
de très nombreuses cartes postales, témoignant
d’un style parfaitement maîtrisé et qui continueront à faire rêver bien des générations.
D’après Christian DEFLANDRE, merci à lui !
Animateur du Musée de la Carte Postale
www.museedelacartepostale.fr
Animateur du Musée de la Carte Postale
www.museedelacartepostale.fr
Voir aussi : http://aviation.maisons-champagne.com/dir.php?centre=03-artiste-mastroianni&menu=galerie
vendredi 11 août 2017
ATEC-TROYES : Verrière à protéger dans l’immeuble de la Fnac
jeudi 10 août 2017
lundi 7 août 2017
mardi 1 août 2017
ATEC-TROYES : Paul MARTINET, militant anarchiste, bonnetier, puis photographe
![]() |
TROYES : Café-Restaurant non situé. |
![]() | |
Paul MARTINET (1857
Bougie Algérie), bonnetier, puis photographe, réputé anarchiste
Né le 22 mai 1857 à Bougie (Algérie) ; bonnetier puis
photographe ; titulaire d’une pension militaire ; marié, père de cinq
enfants ; militant anarchiste.
Paul Martinet Paul fut bonnetier, il résidait alors 133, F.G. Croncels, Troyes Ensuite derrière son studio en bordure du canal.
Voici un exemplaire d'une remarquable série de cartes doubles, réalisées par le photographe troyen Paul Martinet entre 1908 et 1918, et représentant différents plans de Troyes sous un angle de vision d’environ 120°.
Particulièrement rares et difficiles à trouver, je n'en n'ai réuni que 9 complètes.
Né le 22 mai 1857 à Bougie (Algérie) ; bonnetier puis
photographe ; titulaire d’une pension militaire ; marié, père de cinq
enfants ; militant anarchiste.
Militant troyen, Paul Martinet n’a rien à voir avec l’anarchiste Pierre
(dit Pol) Martinet*.
Titulaire d’une pension militaire, Paul Martinet fut condamné le 28
novembre 1876 à Marseille à huit jours de prison pour mendicité.
En mars 1883, il fut arrêté pour avoir reçu à Troyes un paquet de brochures
antimilitaristes intitulées À l’Armée, expédiées de Paris par Émile
Pouget*. Au terme du procès qui se tint les 21, 22 et 23 juin 1883 à Paris
(voir Mareuil), il fut acquitté.
Paul Martinet fut membre de l’union syndicale des ouvriers et ouvrières de
toutes industries pendant les années 1888-1889, et protesta contre la
dissolution de l’union (voir Enfroy). Il fit également partie du groupe
anarchiste entre 1890 et 1900. Il porta la contradiction à Jules Guesde* lors
d’une conférence à Troyes le 21 septembre 1890, à l’occasion de laquelle Pol
Martinet était venu de Paris en renfort. Le meeting prit fin lorsqu’avec leur
camarade Dollet, ils montèrent à la tribune.
Le 31 mai 1892, il fut condamné à trois mois de prison et 11 francs
d’amende pour outrages aux agents. Il habitait alors 133 rue du Faubourg
Croncels à Troyes.
SOURCES : Arch. Dép. de l’Aube, M1052 et W628-1294. — Jean
Maitron, Histoire du Mouvement anarchiste, op. cit. — Charles
Chincholle, Les Survivants de la Commune, L. Boulanger éditeur,
1885. — Le Petit Parisien, 22, 23 et 24 juin 1883 — Vivien
Bouhey, op. cit., annexe 24.
Avec autorisation de M. Claude PANNETIER que nous remercions
- Pour citer cet article : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article153939, notice MARTINET Marie, Paul, Ange [Dictionnaire des anarchistes] par Guillaume Davranche, version mise en ligne le 7 avril 2014, dernière modification le 27 septembre 2015.
A propos de Paul MARTINET
Claude Bérisé à fait paraître ce numéro de La Vie en Champagne qui lui est consacré. Disponible aux Archives de l'Aube. Samedi 1er novembre 1890, Réunion publique contradictoire organisée par les groupes anarchistes de Troyes source : https://placard.ficedl.info/article6915.htmlRéunion publique contradictoire
Organisée par les groupes anarchistes de Troyes
Les députés du département, les conseillers municipaux de Troyes et surtout les futurs candidats sont invités.
Paul Martinet (de Troyes), traitera du suffrage universel et du parlementarisme.
Pol Martinet (de Paris), prendra pour sujet : L’autorité et la liberté ;
Leboucher (de Paris), parlera sur La science et l’anarchie ;
La citoyenne Eliska parlera sur les Gens sans aveu. Elle démontrera que ceux à qui l’on donne l’épithète de sans aveu sont les victimes de l’état social ; qu’ils ont besoin, autant que quiconque, de la révolution et qu’ils ont le droit et le devoir de se mêler au mouvement révolutionnaire. Elle démontrera encore que les vrais gens sans aveu sont les hommes que le peuple a déjà, sottement nommés et ceux qui, pour l’avenir, se préparent ses suffrages. Voir aussi : http://militants-anarchistes.info/spip.php?article12855
Le soir, à 8 h. 1/2, [
Grande soirée
Une tombola sera tirée au profit de la fondation d’une Bibliothèque socialiste et révolutionnaire. (Premier lot : un révolver).
Martinet (de Troyes) récitera : Les Victimes [de ? / À ?] Saint-Étienne (inédit), Souvenir, Aux Bougeois. Il chantera : Fais-toi niveleur.
Charlux dira : La Farce électorale, Germinal, Le Noël des malheureux.
D’autres révolutionnaires de Troyes diront des chants et des poésies.
La citoyenne Eliska récitera l’or.
Leboucher (de Paris) récitera : Je suis candidat, monologue satirique.
Martinet (de Paris) récitera : Les Chiens opportunistes, qu’il a composés en prison, et qui contiennent les vers suivants :
À la fin de la soirée, les anarchistes chanteront en chœur : La Marche des Niveleurs.
Entrée libre et gratuite à la conférence
Les malheureux, les pauvres, les sans asile, ceux qui sortent de prison, tous ceux qu’on appelle sans aveu, tous ceux qui ont faim de pain et de vérité, toutes les victimes, tous les irrités, sont cordialement invités.
Le soir, un billet de tombola (0,50) donnera droit à une consommation
Cette feuille dit être distribuée et non affichée : les camarades qui voudraient l’afficher sont priés, pour que la « Justice » n’embête pas l’imprimeur, d’y apposer un timbre de 12 centimes.
L’imprimeur-gérant de L’Anarchie : Ch. Baudelot, 120, rue Lafayette, Paris.
source : https://placard.ficedl.info/article6915.html
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PAUL MARTINET actif militant et publiciste
Martinet a publié avec son groupe dit "NIVELEURS TROYENS"
Publications du groupe communiste-anarchiste "Les
Niveleurs Troyens." Election et Révolution par un Niveleur. Précédé d'une
dissertation sur les principes de la Révolution : Liberté, Egalité, Fraternité
Imprimerie du Petit-Troyen, 1885
Notes :
MOUGIN, Jean, Jean Mougin était membre en 1890 du groupe Les niveleurs troyens. C’est à son domicile Place Saint Nizier, qu’étaient envoyés divers colis de brochures et documents à diffuser.DIETRICH, Arthur, né le 18 août 1874 à Illzach (Haut Rhin) - Ouvrier bonnetier – Troyes (Aube)Arthur Dietrich était fiché au milieu des années 1890 comme militant anarchiste à Troyes. En octobre 1896 il organisa notamment à la salle du Cirque de Troyes une conférence de Fernand Pelloutier à laquelle assistèrent près de 300 personnes. En janvier 1897 il fut avec Mathias Unterwald et Paul Martinet l’organisateur d’une réunion à Sainte Savine pour protester contre « les bourreaux espagnols » à laquelle assistèrent une trentaine de personnes.
Sources : AD Aube 1M337, 1M640 // AD Marne 30M105//
LES NIVELEURS TROYENS
La Lutte sociale N°3 – 11 septembre 1886
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